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Angles Défi solutions

Et voilà les solutions futées de nos lecteurs : bravo à tous!

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Problèmes Défi N°1

         Etant donnés un segment [AB] et un cercle (C) de centre O et de rayon R, construire un triangle isocèle ABE avec E appartenant à (C).

Réponses de nos lecteurs :

9 bonnes réponses de : Sylvain X (22/02/01), Jean Jacquelin (21/02/01), J-P Houbard (07/02/01), Arnaud Chasseux (03/11/00), Jean-Louis Kahn (03/11/00), Mathilde Kallenbrunn (14/10/00) Vanni Gorni (29/08/00) Gilles Perrin (21/07/00) et Vincent Liard (02/06/00).
  • Solution de Jean Jacquelin :
    Réponse détaillée :

    Note: Un logiciel adapté a été utilisé pour réaliser cette étude. Il comporte des outils permettant l'examen détaillé des cas particuliers (Tracé des figures, calcul automatique des solutions, loupe, etc...). Pour obtenir ce logiciel, contacter : j.jacquelin@infonie.fr
    1. Solution(s) telle(s) que [AB] soit la base du triangle isocèle et E son sommet :

    Suivant que la médiatrice de [AB] coupe le cercle en deux points (E1 et E2 , figure 1a), ou est tangente ( en ET, figure 1b) ou ne coupe pas le cercle C, on obtient respectivement 2 , 1 ou 0 solution(s) de cette première catégorie.

    Figure 1a : Le lieu des centres O tels que les deux solutions existent (triangles ABE1 et ABE2) est le domaine du plan compris entre les deux droites perpendiculaires à AB en HA et HB respectivement, avec HAM=MHB=R , M étant le milieu de [AB].
    Figure 1b : Lorsque O est sur l'une ou l'autre des deux droites limites, E1 et E2 sont confondus en ET . Il n'y a plus qu'une solution, le triangle ABET.

    Figure 1c : Il y a dégénérescence d'un des deux triangles lorsque son sommet E2 se trouve sur la droite AB (donc E2 ºM). C'est le cas où OM=R, donc lorsque O est sur le cercle (Q) de centre M et de rayon R .

    Figure 1d : Il y a dégénérescence des deux triangles, donc 0 solution, lorsque O se trouve en HA ou en HB car le sommet est sur AB (E1 ºE2 ºET ºM).
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    Figure 1: Solution(s) telle(s) que [AB] soit la base du triangle isocèle et E son sommet
    2. Solution(s) telle(s) que A soit le sommet du triangle isocèle et [AB] un coté

    Suivant que le cercle (CA) de centre A et passant par B coupe le cercle (C) en deux points (E3 et E4 , figure 2a), ou est tangent (en ET , figure 2b), ou ne coupe pas le cercle, on obtient 2 solutions (les triangles ABE3 et ABE4), ou 1 solution (le triangle ABET), ou 0 solution de cette seconde catégorie.

    Figure 2a : Le lieu des centres O tels que ces deux solutions existent est le domaine du plan compris entre deux cercles (FA) et (GA) de centre A et ayant pour rayons respectifs (AB-R) et (AB+R) . Bien évidemment, si AB<R , FA n'existe pas et le lieu est l'intérieur, sans restriction, du cercle (GA).

    Figure 2b : Lorsque O est sur l'un ou l'autre des deux cercles (FA) ou (GA), E3 et E4 sont confondus en ET . Il n'y a plus qu'une solution, le triangle ABET.

    Figure 2c : Il y a dégénérescence d'un des deux triangles lorsque son sommet E4 se trouve sur la droite AB (donc E4 ºB). C'est le cas où OB=R, donc lorsque O est sur le cercle (UA) de centre B et de rayon R . De même, c'est aussi le cas où OB' =R, donc lorsque O est sur le cercle (VA) de centre B' et de rayon R, B' étant le symétrique de B par rapport à A.

    Figure 2d : Il y a dégénérescence des deux triangles, donc 0 solution, lorsque O se trouve à l'une des deux intersections du cercle (GA) avec AB, car E3 ºE4 ºET ºB, donc le sommet est sur AB. De même si O se trouve à l'une des deux intersections du cercle (FA), lorsqu'il existe, avec AB, car dans ce cas E3 ºE4 ºB' également sur AB.

    Notons le cas trivial : si R=AB et OºA, les cercles C et CA sont confondus. Leur intersection donne donc une infinité de points E. Tous ces points donnent un triangle isocèle de sommet A et de base EB (donc cette configuration conduit à une infinité de solutions).
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    Figure 2 : Solution(s) telle(s) que A soit le sommet du triangle isocèle et [AB] un coté
    3. Solution(s) telle(s) que B soit le sommet du triangle isocèle et [AB] un coté

    Ce cas est le symétrique du précédent et donne donc de 0 à 2 solutions. Dans le texte du précédent (§.2) et sur la figure 2, il suffirait de remplacer A, B, B', E3, E4, CA, FA, GA, UA, VA par B, A, A', E5, E6, CB, FB, GB, UB, VB respectivement et d'effectuer une symétrie par rapport à la médiatrice de AB.
    4. Résultats de la combinaison des cas observés aux §.1, 2 et 3 :

    Pour une position donnée du centre O du cercle C, le résultat dépend des intersections entre les domaines observés aux §.1, 2 et 3. On peut donc trouver de 0 à 6 solutions.

    La figure 3 montre un exemple de configuration donnant 6 solutions.
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    Exemple de configuration donnant 6 triangles isocèles

    La combinaison des trois catégories de solutions indiquées aux §.1, 2 et 3 conduit à l'ensemble des solutions. Mais il convient de tenir compte des cas particuliers où il y a superposition de deux triangles, donc réduction du nombre de solutions. Cela se produit lorsque le point E se trouve à l'intersection ( point J, voir figure 2c) des cercles CA, CB et de la médiatrice de AB, ainsi qu'au point symétrique de J par rapport à M. Cela se produit donc lorsque O se trouve à une distance R de J, donc sur le cercle (S) de centre J et de rayon R (figure 2c). Cela se produit aussi lorsque O est sur le cercle (T) symétrique de (S) par rapport à M.

    Les figures 4 et 5 constituent une compilation des différents cas, selon que les deux petits cercles (FA) et (FB) sont présents ou non, et selon les positions relatives des différents domaines et frontières déjà représentés sur les figures 1 et 2.

    Afin de réduire la taille de chaque figure, on n'a représenté qu'un quart du plan. Les autres quarts se déduisent par symétries, relativement à la droite AB et à la médiatrice de AB.

    La figure 4 a pour but de donner une vue d'ensemble simplifiée. En effet, en raison de la complexité et de l'encombrement, cette figure ne présente que les domaines et frontières les plus importants , pour conserver la lisibilité. N'y sont pas tracés les cercles sur lesquels le point O donne un ou des triangles ABE dégénérés (aplatis sur AB). Egalement, n'y sont pas tracés les cercles sur lesquels le point O donne des triangles ABE superposés, donc des configurations où le nombre de solutions se trouve localement réduit. Il est tenu compte de ces cas de dégénérescence ou de superposition sur les figures plus détaillées suivantes.

    Les figures de 5a à 5i donnent les vues détaillés des différents cas, selon le rapport entre AB et R.

    Sur ces figures 4 et 5, le nombre inscrit pour chaque domaine, pour chaque frontière et pour chaque point particulier, indique le nombre de solutions (c'est à dire de triangles isocèles distincts) que l'on obtient lorsque le centre O du cercle C se trouve dans ce domaine, ou sur cette frontière, ou en ce point particulier.

    En fait, pour être totalement exhaustif dans la représentation graphique du cas AB<R (figure 5i), il faudrait encore la subdiviser en plusieurs "sous-figures" selon les positions des intersections des cercles Q, S, T et des cercles GA et GB.
    Conclusion :

    Bien que, selon la position du centre O du cercle C et la valeur de R par rapport à AB, il n'y ait que peu de solutions (de 0 à 6, si l'on fait abstraction des positions "triviales" de O en A ou B), cette apparente simplicité cache une difficulté importante : le recensement de toutes les configurations différentes. En effet il existe un nombre important de configurations possibles, bien que certaines ne diffèrent localement qu'assez peu (exemples de variantes sur la figure 5i). Cette multiplicité de cas se retrouve dans la résolution analytique qui conduit à une équation du sixième degré. En principe, cette équation est soluble et les six racines réelles ou complexes peuvent être explicitées car l'équation se met facilement sous la forme d'un produit de trois équations du second degré. En pratique, on aurait à étudier un nombre important de cas différents selon le nombre d'extremum réels (de 1 à 5, sachant certains peuvent être égaux entre eux) et selon les valeurs relatives de ces extremums. Il n'est pas du tout évident que l'approche analytique soit plus simple que l'étude géométrique "classique". Néanmoins, la résolution analytique de ce problème est ouverte et constituerait un prolongement intéressant.
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    Figure 4 :Nombre de solutions, selon la position du centre O du cercle C et pour les différents cas dépendants du rapport entre R et AB( Tous les cas particuliers de dégénérescences ne sont pas représentés sur cette figure afin de préserver la lisibilité ).
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    Figure 5a :Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas R<AB/4
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    Figure 5b : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas R=AB/4
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    Figure 5c : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas AB/4<R<AB/2
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    Figure 5d : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas R=AB/2
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    Figure 5e : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas AB/2<R<3AB/4
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    Figure 5f : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas R=3AB/4
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    Figure 5g : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas 3AB/4<R<AB
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    Figure 5h : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas R=AB
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    Figure 5i : Nombre de solutions selon la position du centre O du cercle C dans le cas AB<R

  • Solution de Sylvain X :
    bonjour voici ma solution:
    La construction ne peut pas être effectuée si le cercle de
    centre A lorsque C est à droite de [AB] ne coupe pas C.
    Si la condition est satisfaite, il y a plusieurs solutions.
    ABE isocele alors on a AB=AE. Or il existe un point I
    d'intersection entre C et le cercle de centre A tel que
    AI=AB, donc I=E et E appartient à C et ABE isocele en A.

    Une autre solution évidente lorsque la médiatrice de [AB]
    passe par le centre O de C. Dans ce cas ABE est isocèle en
    E.

  • Solution de Houbard J-P:
    3 possibilités: 1) Tracer la médiatrice du segment [AB], les points de rencontre éventuels de cette médiatrice avec le cercle C peuvent être pris comme point E. 2) Tracer un cercle de centre A et de rayon |AB|, les points de rencontre éventuels de ce cercle avec le cercle C peuvent être pris comme point E. 3) Tracer un cercle de centre B et de rayon |AB|, les points de rencontre éventuels de ce cercle avec le cercle C peuvent être pris comme point E.
  • Solution de Jean-Louis Kahn.
    1. Je trace la médiatrice de [AB] Si elle coupe le cercle, le point E est un des points d'intersection. J'obtiens dans ce cas un triangle ABE isocèle en E, sinon pas de solution.
    2. Si je veux un triangle ABE isocèle en A je trace le cercle de centre A et de rayon AB. S'il coupe ( C ) j'obtiens le(s) point(s) E, sinon pas de solution
    3. Si je veux un triangle ABE isocèle en B je trace le cercle de centre B et de rayon AB. S'il coupe ( C ) j'obtiens le(s) point(s) E, sinon pas de solution.
  • Solution de Arnaud Chasseux
    Pour avoir un triangle isocèle ABE en E, il faut que E appartienne à la médiatrice de [AB]. Tracer la médiatrice de [AB] et chercher graphiquement les point d'intersections de (C) et de la médiatrice : ce seront l'ensemble de points auquel E appartiendra. Pour avoir un triangle ABE isocèle en A, il faut que E appartienne au cercle de centre A et de rayon [AB]. Tracer ce cercle puis rechercher les points d'intersections de ce cercle et de [C] : E appartient à l'ensemble de ces points. Faire de même pour avoir un triangle isocèle en B. ABE isocèle de sommet principal :
    1) E alors E appartient à la médiatrice d du segment [AB].
    2) A alors E appartient au cercle (C1) de centre A de rayon AB.
    3) B alors E appartient au cercle (C2) de centre B de rayon AB.
  • Solution de Mathilde Kallenbrunn
    1° cas
    Si la médiatrice du segment [AB] coupe le cercle (C) en deux points,
    alors chacun des deux points peut être le point E.
    2° cas
    Si la médiatrice du segment [AB] est tangente au cercle (C), alors
    le point de tangence est le point E.
    Dans ces deux cas, le triangle ABE est isocèle en E.
    3° cas
    Si la médiatrice du segment [AB] ne coupe pas le cercle (C) ou ne
    lui est pas tangente, alors le triangle ABE peut être soit isocèle en A soit
    isocèle en B.
    Pour trouver le point E il faut tracer un arc de cercle de centre B
    et de rayon BA (ABE isocèle en B) ou de centre A et de rayon AB (ABE isocèle
    en A), qui coupe le cercle (C) en deux points qui peuvent être chacun le
    point E, ou qui est tangent au cercle (C) en E.
  • Solution de Vanni Gorni
    Les cercles (C1), de centre A et de rayon AB, et (C2), de centre B et de rayon AB, ont les points communs P et Q. La droite (D) passant par P et Q est la médiatrice du segment [AB]. Suivant les trois inégalités

    d(O, (D)) £ R ® (C) Ç (D) ½AB - R½ £ OA £ AB + R ® (C) Ç (C1)

    ½AB - R½ £ OB £ AB + R ® (C) Ç (C2)

    le cercle (C) peut couper la droite (D) et les cercles (C1) et (C2). Si le cercle (C) n’est confondu ni avec le cercle (C1) ni avec le cercle (C2) on peut déterminer six triangles isocèles au maximum: ABEn , 1 £ n £ 6; parmi ces triangles deux ont pour base le segment [AB].

  • Solution de Gilles Perrin
    On trace les cercles de centres A et B et de rayon AB. Puis la
    médiatrice de AB (passant par les points d'intersections des cercles
    justes construits). Tout point d'intersection E de l'un de ces cercles
    ou de la médiatrice avec (C) est tel que ABE soit isocèle.

    Il est donc clair que le défi n'a pas toujours de solution.

       


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