Il n'y a pas de réponse
simple sous forme de fonction explicite ou élémentaire.
Dans un tel cas, connaissant les valeurs de A, B, C, D et P, la valeur correspondante
de T s'obtient par calcul numérique. Il existe de nombreuses méthodes par approximations
successives.
On peut aussi donner des solutions analytiques sous forme de développements en série
en fonction de P. En voici un exemple (application de la formule de Taylor) :
T=T0+T'0.ln(P/P0)+(T''0/2)(ln(P/P0))2+(T'''0/6)(ln(P/P0))3+...
(1)
Les coefficients se calculent de la façon suivante :
Soit P0=exp(F0) avec F0=-B/T02+C/T0+D.T0
F'0=2B/T03-C/T02+D
F''0=-6B/T04+2C/T03
etc.
T'0=1/F'0
T''0=-F''0/(F'0)2
T'''0=(2F''02-F'0F'''0)/(F'0)3
etc.
Le remplacement de T'0 , T''0 , T'''0 , ... dans la
formule (1) par les expressions données en fonction de A, B, C et D conduirait à la
formule analytique recherchée, mais qui serait très compliquée. Plus simplement, on
procédera de la façon suivante :
On se donne une valeur T0 arbitraire (mais, en pratique, dans la plage de
valeurs où on cherche la solution). Puis on calcule successivement P0 , F0
, F'0 , F''0 , ... , T'0 , T''0 , T'''0
, ... et finalement T par le développement (1).
Plus le développement est poussé loin, plus la précision du résultat est bonne.
Mais les formules deviennent de plus en plus compliquées.
Un bon compromis consiste, au lieu de pousser loin le développement, à itérer
l'opération : Avec un développement fortement limité, on calcule une première valeur
T. Puis on recommence le calcul en prenant pour T0 cette première valeur de T.
Et ainsi de suite. Le résultat converge vers la valeur exacte de T.
Si on se limite au développement le plus restreint possible : T=T0+T'0.ln(P/P0)
, cela revient à la méthode d'itération de Newton-Raphson. La rapidité de
convergence serait améliorée en conservant plus de termes dans le développement en
série (1).