Réponse de Jean-Pol Houbard
à la question N°6 du 19/11/01 à 19h 46 :Equation du 3ème
degré n°6
Les formes équivalentes possibles sont nombreuses, on peut transformer les arccos en
arcsin ou arctg en prenant les précautions dusage pour les signes. Ceci
napporte toutefois rien. On peut encore, donner les solutions en introduisant un
paramètre, là il faut alors faire preuve dimagination pour trouver une forme qui
aide réellement.
Cest ce qui a été fait dans la seconde partie de la question 4. Cette partie me
semblait évidente et je ne lavais donc pas développée.
Voici comment procéder pour montrer cette seconde partie :
On demande de :
" Vérifier que : x = b.[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 avec k
supérieur ou égal à 1 et k inférieur ou égal à 9/5 et c = ( 9 - 5k)1/2 .
{ b.[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 } ".
Il suffit donc de procéder à la division de x3 - 3 b2x + cb2
par x - b.[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2, on a le quotient x² + bx.
[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 b².(9-5k)1/2 et le reste
vaut :
b².[c b( 9 - 5k)1/2 . [ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2].
Comme on veut une division exacte, il faut que le reste soit nul et donc :
c b( 9 - 5k)1/2 . [ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 = 0
->
c = b( 9 - 5k)1/2 . [ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2.
De plus comme 9 - 5k doit être positif ou nul (à cause du radical) -> k <= 9/5
et
3 - ( 9 - 5k)1/2 doit aussi être positif ou nul -> k >=0 et a
fortiori si k >=1.
Et la vérification est faite.
A vous de voir si une telle présentation des solutions est intéressante.
J-P Houbard.
Réponse de Jean-Pol Houbard
à la question N°5 du 11/11/01 à 20h 42 :
Avec la théorie développée dans une précédente question, on a :
y³ + py + q = 0.
q/2)² + (p/3)³ < 0.
Il y a 3 racines réelles que l'on peut trouver par une méthode
trigonométrique.
R1 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2)))].
R2 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (2.Pi/3)].
R3 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (4.Pi/3)].
On trouve les 3 racines :
x = -1,97524779662.
x = 1,25928012675.
x = 0.715967669877.
Quelques éléments supplémentaires pour tracer la courbe.
f(x) = x³ + px + q.
f (x) = 3x² + p
La dérivée première sannule pour x² = -p/3 = 1 -> x = +1 et x = -1
La dérivée première est positive pour x de linfini à x < -1->
f(x) est croissante.
La dérivée première sannule pour x = -1.
La dérivée première est négative pour 1< x < 1 -> f(x) est
décroissante.
La dérivée première sannule pour x = 1.
La dérivée première est positive pour x > 1-> f(x) est croissante.
Il y a un maximum pour x = -1, ce max vaut 2 + q = 3,780891.
Il y a un minimum pour x = 1, ce min vaut 2 + q = -0,219109.
f (x) = 6x.
Elle est donc négative pour x < 0 -> concavité tournée vers les y négatifs.
Elle est positive pour x > 0 -> concavité tournée vers les y positifs.
Il y a un point dinflexion pour x = 0.
On a aussi, la courbe coupe laxe des x pour :
x = -1,97524779662.
x = 1,25928012675.
x = 0.715967669877.
Et la courbe coupe laxe des y (x=0) -> pour y = q = 1,780891.
J-P Houbard.
Réponse de Jean-Pol Houbard
à la question N°3 du 23/04/01 à 15h 57 :
Rappel succinct de la théorie
permettant de résoudre n'importe quelle
équation du type x³ + ax² +bx + c = 0.
En posant x = y - (a/3), ces équations peuvent être ramenées à la forme :
y³ + py + q = 0.
3 cas peuvent alors se présenter :
1) (q/2)² + (p/3)³ > 0.
Il y a alors une racine réelle R.
R = ((-(q/2)+((q/2)² + (p/3)³)^(1/2))^(1/3)) + ((-(q/2) - ((q/2)²
+(p/3)³)^(1/2))^(1/3)).
Il y a aussi 2 racines complexes conjuguées C1 et C2.
C1 = -(R/2) + i.((3R² + 4p)^(1/2))/2.
C2 = -(R/2) - i.((3R² + 4p)^(1/2))/2.
2) (q/2)² + (p/3)³ = 0.
Il y a alors une racine double R1 = R2 = -3q/(2p).
Il y a aussi une 3ème racine : R3 = 3q/p.
3) (q/2)² + (p/3)³ < 0.
Il y a 3 racines réelles que l'on peut trouver par une méthode
trigonométrique.
R1 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2)))].
R2 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (2.Pi/3)].
R3 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (4.Pi/3)].
Application de la théorie à l'équation 2ax³ + 3b²x² - (b^4)=0.
x³ + (3b²/2a)x² - (b^4)/2a = 0. (éq 1).
poser x = y - (b²/2a). (éq 2)
x² = y² + (b^4)/4a² - yb²/a.
x³ = y³ + 3(b^4).y/4a² - 3y²b²/2a - (b^6/8a³).
-> y³ + 3(b^4).y/4a² - (b^6/8a³) + (3b^9/8a³) - (3yb^6/2a²)- (b^4)/2a
= 0.
y³ - 3(b^4).y/4a² + (b^6/4a³) - (b^4)/2a = 0. (éq 3).
on a donc p = - 3(b^4)/4a² et q = (b^6/4a³) - (b^4)/2a
(q/2)² + (p/3)³ = (b^12/64a^6) + (b^8)/16a² - b^10/(16a^4) - (b^12)/(64a^6).
(q/2)² + (p/3)³ = (b^8/16a²) . (1 - b²/a² ).
avec (b^8/16a²) positif, le signe de (q/2)² + (p/3)³ est le signe de (1 -
b²/a² ), donc négatif puisque b>a.
Puisque (1 - b²/a² ) < 0, les solutions sont données par le cas 3 décrit
ci-avant où on remplace « p » par « -3(b^4)/4a² »et « q » par « (b^6/4a³)
-
(b^4)/2a ».
Il vient :
Y1 = [(-4.(-3.(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) -
(b^4)/2a ).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2)))].
Y2 = [(-4.(-3.(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) -
(b^4)/2a ).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2))) + (2.Pi/3)].
Y3 = [(-4.(-3.(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) -
(b^4)/2a ).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2))) + (4.Pi/3)].
Les solutions ainsi trouvées sont celles de l'éq 3 (donne les valeurs de y),
pour trouver celles de l'équation1(valeurs de x), il faut passer par l'éq 2,
donc retrancher (b²/2a) à chaque valeur trouvée pour y.
X1 = [(-4.(-3(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) - (b^4)/2a
).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2)))] - (b²/2a).
X2 = [(-4.(-3(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) - (b^4)/2a
).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2))) + (2.Pi/3)] - (b²/2a).
X3 = [(-4.(-3(b^4)/4a²) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((b^6/4a³) - (b^4)/2a
).((-27/(4.(-3(b^4)/(4a²)) ³))^(1/2))) + (4.Pi/3)] - (b²/2a).
Vérification par un exemple numérique :
2ax³ + 3b²x² - (b^4)=0
avec a=2 et b=3.
-> 4x³ + 27x² - 81 = 0.
X1 = [(-4.(-3.(3^4)/(4.2²)) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((3^6/(4.2³)) -
(3^4)/(2.2)).((-27/(4.(-3.(3^4)/(4.2²)) ³))^(1/2)))] - (3²/(2.2)). =
1,560944.
X2 = [(-4.(-3.(3^4)/(4.2²)) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((3^6/(4.2³)) -
(3^4)/(2.2)).((-27/(4.(-3.(3^4)/(4.2²)) ³))^(1/2)))+(2.Pi/3)] - (3²/(2.2)) =
-6.227917.
X3 = [(-4.(-3.(3^4)/(4.2²)) /3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-((3^6/(4.2³)) -
(3^4)/(2.2)).((-27/(4.(-3.(3^4)/(4.2²)) ³))^(1/2)))+(4.Pi/3)] - (3²/(2.2)) =
-2.083026.
Les valeurs trouvées pour X1, X2 et X3 sont bien solutions de l'équation.
La résolution de l'équation 2ax³ - 3b²x² + (b^4)=0 peut se faire de manière
analogue. (comme d'ailleurs toutes les autres de forme x³ + ax² +bx + c = 0
Avis aux amateurs.
Réponse de Jean-Pol Houbard
à la question N°4 du 5/9/1 à 13h 21 :
Par application directe de la théorie donnée pour la question 3 ->
p =-3b² et q = cb². (1)
Calcul de (q/2)² + (p/3)² = ((b^4)/4).(c²-4b²)
Et avec c<=2b et b et c positifs., on a donc (q/2)² + (p/3)² <=0.
Donc 2 cas à étudier.
a) (q/2)² + (p/3)² =0. (donné par c = 2b)
En se référençant à la théorie, on a immédiatement :
R1 = R2 = (-3q/2p) = c/2 = b.
R3 = (3q/p) = -c = -2b.
Exemple numérique pour vérification :
c = 2 et b = 1 -> équation est : x³ - 3x + 2 = 0.
On a R1 = R2 = b = 1 et R3 = -2b = -2. Ce qui est bien exact.
b) (q/2)² + (p/3)² <0.
En se référençant à la théorie, on a immédiatement :
R1 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2)))].
R2 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (2.Pi/3)].
R3 = [(-4p/3)^(1/2)] . cos[(1/3).Arccos(-q.((-27/(4p³))^(1/2))) + (4.Pi/3)].
Et en remplaçant p et q par (1), on a :
R1 = 2b.cos[(1/3).Arccos(-c/b²)].
R2 = 2b.cos[(1/3).Arccos(-c/b²) + (2.Pi/3)].
R1 = 2b.cos[(1/3).Arccos(-c/b²) + (4.Pi/3)].
Exemple numérique pour vérification :
c = 1 et b = 2 -> équation est x³ - 12x + 4 =0.
On a R1 = 4.cos[(1/3).Arccos(-1/4)] = 3,28356705491.
R2 = 4.cos[(1/3).Arccos(-1/4) + (2.Pi/3)] = -3,62007585847.
R3 = 4.cos[(1/3).Arccos(-1/4) + (4.Pi/3)] = 0,336508803562.
On peut vérifier numériquement l'exactitude de ces 3 solutions.
Remarque, il reste évidemment possible de « triturer » les relations donnant
R1, R2 et R3 pour leur donner d'autres formes équivalentes.
Pour la vérification complémentaire demandée, je laisse le soin à d'autres
de le faire.
Un cas immédiat est cependant pour k = 1 où x = b.[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 =
b et c = ( 9 - 5k)1/2 . { b.[ 3 - ( 9 - 5k)1/2 ]1/2 } = 2b.
On est donc dans le cas « c = 2b » qui donne pour solution x = b. (c'est une
des solutions données par le point « a » ci-avant).
Note de la rédaction :
La méthode de résolution de x³
+ ax² +bx + c = 0 est du à Cardan
et vous pouvez trouver le détail de cette méthode aux pages suivantes :
Nantes
et Chronomath.
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