Réponse
Question 2 de Vanni Gorni le 10 Avril 2001 à 23h 51:
Dabord cherchons les racines de léquation x3
- 3b2x +
cb2 = 0, x Î R, b > 0, c > 0, c < b; si on
pose t = x/b et k = c/b, 0 < k < 1, on obtient
t3 -
3t + k = 0.
Les racines de léquation ci-dessus sont aussi les solutions du système suivant
qui correspond à la recherche des points
dintersection de la courbe (C) déquation y = f(t) = - t3 + 3t avec un ensemble (D) de droites y = k, 0 < k < 1, parallèles à
laxe des abscisses (en gris dans le graphique).
Pour tout t réel on a f (t) = - 3t2 + 3 donc f ( -1) = f (1) = 0 et il résulte de
létude des variations de f(t) que
f( -1) = - 2 est minimum et f(1) = 2 est maximum.
Considérons les intersections de la courbe (C) avec les deux droites de
lensemble (D) quon obtient pour k = 1 et k = 0 (cas limite).
- Si k = 1 par calcul numérique on trouve les racines de léquation
- t3 + 3t = 1 cest-à-dire:
tC @ -1,879, tD
@ 0,347, tE @ 1,532 doù: C(-1,879; 1), D(0,347; 1) et E(1,532; 1).
Si k = 0 on a f(- 31/2)
= f(0) = f( 31/2) = 0
doù: A(- 31/2;
0), O(0; 0) et B( 31/2;
0).
Si on nomme t1, t2, t3 les racines de léquation
t3 - 3t + k
= 0 on trouve
-1,879 |
< |
t1 |
< |
-1,732 |
0 |
< |
t2 |
< |
0,347 |
1,532 |
< |
t3 |
< |
1,732 |
mais t = x/b par conséquent
-1,879·b |
< |
x1 |
< |
-1,732·b |
0 |
< |
x2 |
< |
0,347·b |
1,532·b |
< |
x3 |
< |
1,732·b |
Une des conditions du problème initial est x > 0, des
solutions cherchées on peut dire que:
0 |
< |
x2 |
< |
0,347·b |
1,532·b |
< |
x3 |
< |
1,732·b |
Curiosité.
Nicolò Fontana dit Tartaglia ("le bègue") communiqua à Gerolamo Cardano le
secret de la solution de léquation de troisième degré sous forme dune
pièce en tercets. Litalien du XVI Siècle nest pas facile à comprendre mais
les formules reportées à côté du texte en sont une traduction bien plus efficace.
" Quando che lcubo con
le cose appresso
Se agguaglia a qualche numero discreto
Trovan dui altri differenti in esso
Da poi terrai questo per consueto,
che l loro produtto sempre sia uguale
al terzo cubo delle cose netto,
el residuo poi suo generale
delli lor lati cubi ben sottratti,
varrà la cosa principale " |
x3 + p·x = q
u v = q
u·v = (p/3)3
x = u1/3 v1/3
|
A bientôt. Cordialement, Vanni Gorni.
Réponse
Question 2 de J-P Houbard le 8 Avril 2001 à 11h 06 :
Equation du 3ème degré.
Réponse question 2
Comme je l'ai mentionné lors de ma réponse sur la première question, je
pense que la méthode de Cardan n'est pas indiquée dans le cas présent. Cette
méthode a été décrite dans la réponse de Monsieur Jacquelin et je ne la
développerai donc pas ici. Notons cependant en repartant de la solution de
Monsieur Jacquelin que la méthode de Cardan ne donne une valeur réelle pour
« u » que dans le cas où c>2b, mais le cas qui nous occupe ici n'est pas
celui là mais plutôt c < b (voir intitulé de la question).
Dans le cas où c < b, on n' a pas de valeur réelle pour « u » puisque dans
la valeur donnée pour « u », on est amené à extraire la racine carrée de
(c/2b)² - 1 (voir développement de Monsieur Jacquelin), Or si c < b, on a
(c/2b)² - 1 < 0.
Remarque : ce n'est pas parce que « u » n'a pas de valeur réelle que les
solutions de l'équation ne sont pas elles réelles.
Brève analyse de la fonction dans les restrictions données par l'énoncé :
y = x³ -3b²x cb²
La dérivée donne : y ' = 3x² - 3b² = 3 (x² - b²) = 3 (x - b) (x + b)
La dérivée première s'annule donc pour x = -b et pour x = b
L'étude du signe de la dérivée première entraîne :
Il y a un maximum pour x = -b et un minimum pour x = b.
En remplaçant x par -b dans y, on trouve la valeur du maximum : Ymax = 2b³
+cb² qui est positif puisque par hypothèse b et c sont positifs.
En remplaçant x par b dans y, on trouve la valeur du minimum : Ymin = -2b³
+cb².
Ymin = b²(c - 2b) qui est négatif puisque par hypothèse c < b.
Si on calcule en plus la valeur de y pour x=0, on trouve Y = cb² qui est
positif puisque « c » est positif.
Si on représente la fonction sur un graphique à axes perpendiculaires x et y
->
De la position et les signes du maximum et du minimum et le fait que la
courbe coupe l'axe des y pour une valeur positive de y, on conclut que dans
les restrictions imposées par l'énoncé, il y a toujours 3 racines réelles,
une pour x négatif (qui sera donc rejetée) et les 2 autres pour x positif.
Il suffit donc de trouver ces 2 dernières.
En repartant de ma réponse à la première question on a :
cos(3Teta) = -c/(2b) et x = 2b.cos(Teta + (2kPi/3)) avec k=0, 1, 2 (dont 2
valeurs seulement correspondent aux valeurs cherchées)
-> Teta = (1/3). arccos(-c/(2b))
-> x = 2b.cos[(1/3). arccos(-c/(2b)) + (2kPi/3)]
Or par hypothèse, on a -1/2 < (-c/(2b)) < 0
-> 90° < arccos(-c/(2b)) < 120°.
30° < (1/3). arccos(-c/(2b)) < 40°.
pour k=0 on a 30° < [(1/3). arccos(-c/(2b)) + (2kPi/3)] < 40°.
pour k=1 on a 150° < [(1/3). arccos(-c/(2b)) + (2kPi/3)] < 160°.
pour k=2 on a 270° < [(1/3). arccos(-c/(2b)) + (2kPi/3)] < 280°.
La solution avec k=1 amène une valeur négative pour x et est à rejeter.
Les 2 solutions sont donc données par :
x = 2b.cos[(1/3). arccos(-c/(2b))]
et
x = 2b.cos[(1/3). arccos(-c/(2b)) + (4Pi/3)]
Dans ces solutions on a, conformément au désir de Monsieur Djelloul Sebaa,
les valeurs de x exprimées en fonction des valeurs des coéfficients c et b.
Réponse Question 2 de Djelloul Sebaa le 7 Avril 2001 à 2h 31:
Bonjour amis du forum,
En 1572, le mathématicien publie " Algèbre " où il fait mention des nombres
complexes, l'équation X^3=51X+104 peut enfin être résolue par la méthode de
Cardan bien que le discriminant de l'équation (E1) soit négatif. Reprenons le problème
: U+V=104 et (U.V)^1/3 =17 D'où le système suivant :
U =104-V
V^2 -104V+17^3 = 0
Le discriminant est négatif et vaut -8836=(94i)². Les solutions sont U=52-47i et
V=52+47i. Or étant donné que (4-i)^3=U et que (4+i)^3=V, on en déduit que X=8. (Ref :
extrait du site: www.archimaths.net).
En se reférant à la solution décrite ci-dessus, la solution de l'équation du 3ème
degré dont la forme est:
x^3 - 3b^2x + cb^2 = 0
(tel que les coefficients b et c sont positifs, avec b>c), s'écrit comme suit:
x = U^1/3 + V^1/3
on déduit que:
U = - cb^2/2 + b^2/2 ( 4b^2 - c^2)^1/2.i (i^2 = -1)
V = - cb^2/2 - b^2/2 ( 4b^2 - c^2)^1/2.i Posons: U = (A +
Bi)^3
V = (A - Bi)^3 (A et B
appartiennent à l'ensemble des nombres réels).
Question: Calculer A et B en fonction de b et c, de telle façon
que: x = 2A
Réponse Question 2 de
Jean Jacquelin le 6 Avril 2001 à 12h 12 :
Rappelons la formule dite de Cardan, mais en réalité trouvée par Tartaglia (1539),
qui s'écrit de la façon suivante, sous la forme "moderne":
En partant de l'équation réduite : z^3+p.z+q=0.
u=(-(q/2)+[(q/2)^2+(p/3)^3]^(1/2) )^(1/3).
v=-p/(3u).
Ceci donne une première solution z=u+v .
Les deux autres solutions sont ensuite obtenues en posant :
r =[-1+3^(1/2).i]/2 et s=[-1-3^(1/2).i]/2.
Seconde solution : z=r.u+s.v.
Troisième solution : z=s.u+r.v.
CAS DE CE PROBLEME : x^3-3(b^2)x+c.b^2=0, avec c>b>0.
L'étude la fonction f(x)=x^3-3(b^2)x+c.b^2 (en calculant sa dérivée, la valeur où
elle s'annule et la valeur de f à ce point) montre facilement que l'on a les cas
suivants:
Si c<2b, il n'y a qu'une seule racine négative.
Si c=2b, il y a une racine positive double : x=b.
Si c<2b, il y a deux racines positives.
Comme l'étude est demandée dans le domaine x>0, on ne considère donc que le cas
b<c<2b, (qui, en fait, est le plus simple).
Posons z=x/b , on obtient l'équation réduite ci-dessus, avec p=-3 et q=c/b, ce qui
donne :
u=(-(c/2b)+[(c/2b)^2-1]^(1/2) )^(1/3).
v=1/u.
Première solution x=(u+v).b.
Puisque c>2b, u est réel et cette solution est réelle.
On a alors deux possibilités :
- soit connaissant cette racine réelle, il est toujours possible de réduire
l'équation du troisième degré à une équation du second degré que l'on résout
ensuite.
- soit on passe par les complexes r et s, et on sépare les parties réelles et
imaginaires. Dans le cas présent, à la fin du calcul on trouvera que les parties
imaginaires sont nulles puisque l'équation a trois racines réelles dont deux positives.
Le calcul des parties réelles donnera les deux autres racines. C'est possible, mais
fastidieux ! Alors, bon courage
Réponse Question 1 de J-P Houbard le 22 Mars 2001 à 13h40 :
Equation de la forme x³ + px + q = 0
Dans le cas où on a 4p³ + 27q² < 0, les racines ne peuvent être trouvées par la
méthode de Cardan si je me souviens bien de son nom, on peut alors utiliser une méthode
trigonométrique.
On pose x = R.cos(Teta) avec R=(- 4p/3)^(1/2) ce qui donne 3R² + 4p =
0 (éq 1)
On a donc : R³.cos³(Teta) + pR.cos(Teta) + q = 0 (éq 2)
Avec la formule de trigono cos(3Teta) = 4.cos³(Teta) - 3cos(Teta) (éq
3)
Après un développement simple ->
R³.cos(3Teta) + [R.cos(Teta)] .(3R² + 4p) + 4q = 0
En tenant compte de leq 1, il vient :
R³.cos(3Teta) + 4q = 0
Les 3 équations en gras ci-avant donnent : cos(3Teta) = -
q.[(-27/4p³)]^(1/3)
et x = R cos(Teta).
Dans le cas qui nous occupe, soit léquation x³ - 3b²x + cb² = 0.
On a : p = -3b² et q =cb².
Par substitution on trouve donc : cos(3Teta) = -c/(2b)
x = 2b.cos(Teta + (2kPi/3))
On trouvera les 3 racines qui ici sont réelles avec k =0, 1 et 2, il suffira de garder
les racines qui nous intéressent (x>0). Il reste à vérifier quil est possible
de trouver une valeur décente pour cos(3Teta). Par hypothése on a b et c positifs.
c inférieur à b (c<b). Ceci donne 0<c/(2b)<0.5 , donc pas de problème pour
avoir -1<cos(3Teta) < 1.
Il n'y aura donc jamais de problème pour trouver les racines de cette équation avec les
restrictions imposées par l'énoncé.
Exemple chiffré
b = 4 et c =2 -> x³ - 48x + 32 = 0
Cherchons les racines : cos(3Teta) = -2/(2.4) = -0.25 -> 3Teta = 104.4775° donc
Teta = 34.8258°
x = 2.4.cos(34.8258° + (2kPi/3))
x= 8. cos(34.8258° + (2kPi/3))
k=0 -> x = 6,567134
k=1 -> x = -7.24015
k=2 -> x = 0.673017
Si on désire les valeurs pour x>0, on garde x = 6,567134 et x = 0.673017.
Réponse
Question 1 d'Alain Larroche le 21 Mars 2001 à 18h44 :
Bonjour, je peux vous donner un indice en
attendant la réponse définitive de nos internautes:
Vous considérez la fonction f définie par f(x) = x3-3b2x+cb2.
f'(x) = 3x2 - 3b2 est donc nulle pour x= b, puisque x est positif.
f est décroissante entre 0 et b puis croissante de b à + l'infini.
Etudiez le signe de f(b). |