Forum  Math Guide Accueil Revues P. Annonces  Historique

linea.GIF (394 octets)

Angles Nombres parfaits

N'hésitez pas à nous envoyer vos réponses afin de les insérer dans cette section.

Sommaire

             

bd10267_.gif (311 octets) Accueil
bd10267_.gif (311 octets) Collège
bd10267_.gif (311 octets) Concours
bd10267_.gif (311 octets) Dimaf
bd10267_.gif (311 octets) Dimag
bd10267_.gif (311 octets) Dimatu
bd10267_.gif (311 octets) Edito
bd10267_.gif (311 octets) Lycée
bd10267_.gif (311 octets) Sites Club
bd10267_.gif (311 octets) Université
bd10267_.gif (311 octets) Rédaction
Puce1.gif (552 octets) Question du 26/09/01 à 15h 50 : Bonjour amis mathématiciens de hauts vol. Je m'appel Tim MASSONNET,  suis en Math Spé et prépare un TIPE sur les nombres premiers.
Ma question est la suivante : soit P un nombre parfait pair (égal à la somme de ses diviseurs y compris
1) Il est assez simple de montrer que tout nombre de la forme
2n * Mn+1où M    = 2n+1  - 1 est premier (nombre de Mersene) est un nombre parfait. Cependant, la semi-réciproque démontrée par Euler ne me vient pas à l'esprit. Ma question est donc : Montrer que tout nombre parfait pair est de la forme  2n  * 2n+1    - 1 avec 2n+1     - 1 premier.
Très cordialement Tim MASSONNET
Puce1.gif (552 octets) Réponse de Jean Jacquelin du 27/09/01 à 10h 57 :

Nous désignons par S(N) la somme des diviseurs de N, y compris 1 et N.

Si N=p nombre premier, S(p)=p+1

Si N=P nombre parfait, S(P)=2P car la somme des diviseurs d'un nombre parfait, y compris 1 mais non compris P, est égale à P.

Pour "se mettre dans le bain", rappelons la démonstration d'Euclide :

Soit un nombre N de la forme N=2nM avec M=(2n+1-1) premier

S(M)=M+1=(2n+1-1)+1=2n+1

S(2n)=1+21+22+ . . . +2n=2n+1-1

S(N)=S(2n)S(M)=(2n+1-1)2n+1

et comme N=2n(2n+1-1) on a donc S(N)=2N

La somme des diviseurs de N (non compris N) est égale à S(N)-N=N

Donc N=P, nombre parfait.

La réciproque, dans le cas des nombres parfaits pairs, a été démontrée par Euler dans une note posthume. Je n'ai pas cette démonstration sous la main. De mémoire, la démarche serait la suivante (mais attention, c'est à vérifier. Ce qui suit pourrait être incomplet voire même erroné)

Soit P un nombre parfait pair. On peut donc le mettre sous la forme P=2nm avec n>0 et m impair.

S(2n)=2n+1-1

S(P)=S(2n)S(m)=(2n+1-1)S(m)

Puisque P est parfait, S(P)=2P donc

2P=(2n+1-1)S(m)

Par conséquent P est divisible par (2n+1-1). On peut donc écrire P sous la forme

P=2n(2n+1-1)K avec K impair. Donc m=(2n+1-1)K

Donc m est divisible au moins par m et par K.

Si K est différent de 1, S(m)>m+K donc S(m)>2n+1K

Par ailleurs, on a :

2P=(2n+1-1)S(m) et P=2nm donc

2n+1m=(2n+1-1)S(m)

2n+1(2n+1-1)K=(2n+1-1)S(m)

2n+1K=S(m)

Ceci est contraire à S(m)>2n+1K si K différent de 1. Donc K=1.

Donc m=(2n+1-1) et P=2n(2n+1-1)

Si (2n+1-1) n'est pas premier S(2n+1-1)>2n+1

S(P)=S(2n) S(2n+1-1)>(2n+1-1)2n+1

Donc S(P)>2P ce qui est contraire au fait que P est parfait.

Donc (2n+1-1) est premier.

Conclusion : si P un nombre parfait pair alors il et de la forme

P=2nM avec M=(2n+1-1) premier

Puce1.gif (552 octets) Réponse de Gérard Prigent du 27/09/01 à 21h 15 : Voir le "Que sais-je ?" n° 1093 (PUF éditeur) par Jean ITARD : Arithmétique et théorie des nombres pages 33-34.

Copyright © 2004. Espace Math.

Accueil ~ Contact

Hit-Parade