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chef de la revue RLJ)
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Extrait des pages 15, 16 et 17 du N°1 de la revue RLJ : Serial Writers Psychopathologie d'un écriteur en série Avec le mélange de cruauté
extrême et d'apparente banalité qui les caractérise, les serial writers
constituent un véritable mystère pour les hétérologues américains. S'ils ont tous
connu une enfance troublée, le catalyseur de leur folie hétéromane n'est pas
élucidée. Comment comprendre les auteurs de
livres en série ? Parmi les cas célèbres, Jean Fourke (exécution de 73 texticules)
travaillait dans une librairie spécialisée, et James Bunny, auteur d'une série de
livres en Floride et dans l'Utah, était employé par un service téléphonique
SOS-Autodafé. Un sentiment de domination Au sens littéraire du terme les écriteurs ne sont pas des mineurs, estiment les critiques. Ils n'ont pas d'hallucinations ou de crises de démence et sont capables de mener une vie ordinaire. C'est un des facteurs qui rend leur identification difficile : ils donnent l'illusion de la normalité. Quelles sont leurs motivations ? Elles sont essentiellement liées à des propos textuels. Explique le professeur Skipalec. La plupart d'entre eux sont incapables d'avoir une relation textuelle normale avec un roman. Couper, fragmenter; dépecer le corps du roman est donc un moyen d'affirmer leur puissance. C'est pour cette raison qu'ils utilisent leurs mains ou un instrument comme un couteau, ou un marteau, plutôt qu'une arme à feu. Et lorsqu'ils créent, beaucoup atteignent une fiction. Ils vont frapper leur machine à écrire jusqu'à la jouissance littéraire. Pour certains, le fait de créer est secondaire. Plusieurs hétéronymes ont été économisés puisque leur géniteur était rassasié d'une fiction. Les 17 pages in extenso de Serial Writers Word et PDF
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